Axe Sud - Ecole supérieur d'arts Graphiques et de Communication visuelle à Marseille et Toulouse

DA junior à Nouméa

Après une 4e année option Digital au sein d’Axe Sud Marseille, Jonathan Rebouillon a pris le premier vol pour la Nouvelle-Calédonie. Un grand saut aux antipodes de Marseille avec pour seul bagage, son diplôme en poche de « Concepteur Designer Graphique ».

Que faites-vous aujourd’hui ? 

Jonathan Rebouillon : Je travaille comme Directeur Artistique junior au sein d’une agence de communication. L’agence compte trois personnes et réalise autant des supports de communication print que digital. Personnellement, je suis chargé de développer le web, domaine encore émergent dans l’agence. 

 

Est-ce difficile de trouver un poste de graphiste-DA en Nouvelle-Calédonie ? 

JR : Mes études terminées, j’ai pris un vol pour la Nouvelle-Calédonie. Avec mon amie, nous avons pris deux mois de vacances sur place, une façon de connaître le pays, ses habitants, sa culture. Puis très rapidement, j’ai trouvé un CDD dans une des plus grosse agence de communication de Nouvelle-Calédonie. Aujourd’hui, j’ai un CDI dans une agence de taille plus modeste mais plus conforme à mes aspirations.

 

Quels sont les types de projet que vous réalisez ? 

JR : L’agence multiplie les projets de tout style et d’ambition très différente. Après avoir inventé une système de PLV original pour la bière locale, je crée un spot vidéo pour une marque de voiture. J’enchaîne sur la composition des magazines dédiés à la ville, des campagnes de publicité et la conception de sites web… C’est en cela que me sert la formation reçue au sein d’Axe Sud, avoir cette agilité d’esprit pour passer d’un projet à l’autre.

 

Votre projet préféré ? 

JR : L’événement des 50 ans de la première chaine de Nouvelle Calédonie, NC1er (celle qui remplace TF1 ici).

 

Travailler en Nouvelle-Calédonie, est-ce rencontrer une autre façon de travailler ?

JR : Pour l’instant, le territoire est toujours français… au moins jusqu’en 2018 où le pays doit organiser un référendum d’autodétermination. L’intégration est d’autant plus facilitée que nous partageons la même langue. Reste que culturellement, le pays est divisé en deux, Nouméa, la capitale et l’unique grande ville n’est pas source de dépaysement. On y retrouve tout ce qui fait une ville française, avec un développement très rapide. En revanche, hors de Nouméa, les tribus Kanak ont gardé leur richesse culturelle. Là on entre dans la brousse et change de monde… Le sujet peut prendre des heures…

 

Axe Sud… En trois mots ?

JR : Qualité ; polyvalence ; renommée.

 

Quels conseils donneriez-vous aux futurs jeunes diplômés ? 

JR : Ne pas attendre pour voyager. Partir dès la fin de ses études et chercher un job dans le pays de ses rêves. Le cadre de vie, ici, est fabuleux. 

 

Comment sont considérés les graphistes métropolitains là-bas ?

JR : Comme il n’existe pas encore d’école de graphisme ici, tous les graphistes sont soit français, soit australiens. En moyenne, ils passent deux ans sur place avant de partir pour de nouvelles contrées. Le renouvellement est constant. Les agences locales ont une préférence pour les Français qui s’adaptent mieux à la vie locale.

 

Est-ce que le secteur du graphisme et de la communication est en croissance en Nouvelle-Calédonie ? 

JR : Oui, en pleine croissance, voire même trop rapide ! La concurrence commerciale se développe dans tous les secteurs de l’île et les entreprises qui, auparavant se contentaient du bouche-à-oreille, cherchent de nouvelles formes et voies de communication.

 

Votre projet ? 

JR : Vous faire une nouvelle vidéo dans quelques années où je serai dans ma propre boite. 

 

Avez-vous quelques artistes, univers de prédilection à partager ?

JR : Les musées de Nouméa… Pour s’inspirer, seul moyen venir sur place !