Axe Sud - Ecole supérieur d'arts Graphiques et de Communication visuelle à Marseille et Toulouse

Creative Coordinator... à Bali

Un matin, le réveil n’a pas sonné comme d’habitude. Fabien Cortell a envoyé un mail en Inde avec l’envie d’y travailler. Quelques heures plus tard, il était en contact avec les grandes agences de voyages… Le début d’un périple aux mille et une surprises pour ce diplômé d’Axe Sud, millésime 2012 !

Quel est ton job aujourd’hui ?

F.C. : Je travaille en Indonésie plus précisément à Bali aussi appelé l’île des dieux. Depuis 7 mois, je fais partie du pôle Marketing/communication d’une agence de voyage locale spécialiste de l'Asie et du voyage sur mesure shantitravel.com. Nous proposons plus de 15 destinations à travers l’Asie avec 8 agences locales comme à Bali mais aussi à Delhi, Pondichéry, Yangoon, Colombo, Leh, Hanoi…

Plus précisément, j'ai deux casquettes principales dans ma fonction : 

  • Comme creative coordinator - équivalent de DA (directeur Artistique) en Europe, chez nous la notion de directeur est uniquement accordé aux Boss - : dans ce cadre, je m’assure que l’identité de l’entreprise véhicule nos valeurs à travers nos différents bureaux et pays.
  • Comme responsable technologique : je travaille sur la mise en place d’un outil mêlant 3 fonctions CRM / CMS / ERP afin d’améliorer le quotidien de chacun, sales team, marketing team, etc.

Comment trouver un poste à l’étranger ? Est-ce difficile ?

F.C. : Difficile ? je ne sais pas. Je pense que si l'on veut vraiment quelque chose, c’est à nous de faire bouger les choses. Au départ, je partais pour bosser en Inde. Ayant déjà un ami sur place, je lui ai envoyé un mail un matin, au réveil. L’idée était de connaître le marché de l’emploi… et d'aviser ensuite ! Quatre heures plus tard, il me skype et me propose des postes dans son agence de voyage. Pas de chances pour moi, ce n’était que des postes de vendeur. Je lui ai demandé de me citer les agences de voyages locales de bonne réputation. De là, j’ai envoyé un mail “plus formel“ au service Rh (Ressources humaines) de Delhi qui m’a transféré sur celui de Bali. Tout le processus de recrutement, entretien et négociation, s'est déroulé via Skype.

Comment se passe une journée de travail dans ton agence ?

F.C. : La journée commence avec un ‘’Selamat Pagi‘’ (Bonjour en Bahasa Indonesia) et un grand sourire. A Bali, le sourire est présent sur tous les visages.

Puis commence le travail, je regarde mes mails, les priorités du jour, celles de mes collègues… puis j’enchaîne les réunions de travail, reçois et/ou donne des formations sur différents sujets. L'idée est de d'apprendre de chacun sur tous les niveaux : production, seo, marketing/com, vente, etc. 

Est-ce un avantage d’être un DA Français dans ton domaine de travail ?

F.C. : Dans notre secteur je pense que oui. Nous ciblons un marché français et expatriés (français, anglais) et nos codes de communication sont extrêmement différents de ceux usités en Asie. D’une manière générale, les Indonésiens sont très intéressés lorsque nous leur expliquons une “stratégie de communication européenne“ et font réellement preuve d’engouements pour les conseils ou autre manière de faire. Je pense qu'ils attendent de nous des propositions. Moi-même n'hésite pas à proposer de nouvelles initiatives ou méthodes de travail. 

Comment s'adapter à la culture du pays ?

F.C. : Être tout simplement ouvert et oublier nos préjugés européens. D'ouvrir les yeux et d’écouter les autres, d’accepter des philosophies de vie très différente de sa conception comme le système de castes présent en Inde mais aussi à Bali puisqu’il existe une tradition qui se réfère à l'hindouisme. J’ai beaucoup grandi depuis mon expatriation.

Quels sont tes souvenirs de tes années Axe Sud ?

F.C. : Des rires, de la joie, des embrouilles entre collègues, les portes ouvertes, les sorties photos de Zbig, les talents d’illustrateurs des professeurs, François, Ali … Une vrai formation à la clé !

Axe Sud en trois objets ?

F.C. :

  • Un vélo dédicace à François
  • un crayon2b
  • et CS6 

Etudier à Marseille, c'était comment ?

F.C. : Mes plus belles années même si je suis PARISIEN !

Quels conseils aux futurs diplômés ?

  • D'être comme une éponge, regarder, décortiquer tout ce qui passe devant nos yeux
  • Apprendre à faire les choses par soi-même avant de demander à autrui
  • Se renouveler tous les jours.