Axe Sud - Ecole supérieur d'arts Graphiques et de Communication visuelle à Marseille et Toulouse

Un an après son diplôme

« Tout le monde a besoin d’une illustration pour faire connaître ses produits, diffuser une information. Du boulot, il y en a ! » Les études finies en juin 2016, Rémi Ternisien n’a pas hésité à créer sa micro-entreprise. Une décision qu’il ne regrette pour rien au monde. Ainsi il allie la liberté de développer ses propres projets en BD tout en travaillant pour des agences de com' ou des éditeurs de jeux vidéos ! Parcours d’un tout nouveau diplômé d’Axe Sud, section BD !

Pourquoi avoir choisi des études de graphisme ?

Rémi Ternisien : Après une prépa au sein d’ECV, j’ai choisi de continuer mes études au sein d’Axe Sud pour élargir mon panel de compétences et développer une vision de la communication beaucoup plus créative. Axe Sud propose une véritable architecture du graphisme et de la communication autour du dessin, tout sujet peut être reproduit, transcris ou re-transmis par le dessin, l’image ou le visuel graphique. C’est cette compétence que je suis venu acquérir au sein d’Axe Sud.

Je n’ai eu aucun mal à m’intégrer dans l’école. Elle sait recevoir ! Les locaux sont très vivants, très agréables, propres ! Ca respire ! J’ai commencé par rejoindre la section graphique pour passer mon diplôme de concepteur designer graphique avant d’entrer dans la section BD/Illustration dont c’était l’année de création.

 

Pourquoi avoir choisi la section BD/Illustration nouvellement créée au sein d’Axe Sud ?

R.T. : Mon intérêt primordial est la BD. C’est mon cap professionnel ! Ces années d’étude – graphisme et BD - m’ont permis de m’immerger dans le monde professionnel, un monde qui m’était totalement inconnu. Faire des stages nous permet de plonger dans le concret. Personnellement, j’ai eu l’opportunité d’en faire dans des agences de communication majeures, comme Havas 360°. C’est formateur sur tous les plans : mise en pratique de nos compétences techniques, organisation du travail en équipe, avec le client…

 

En quoi cette formation de graphiste vous sert dans votre métier actuel ?

R.T. : Aujourd’hui, je maîtrise tous les logiciels de PAO. C’est un atout indéniable qui m’apporte une aisance et une rapidité d’illustration incomparables. Ainsi je respecte les délais de rendu des travaux, un élément clé de l’univers professionnel déjà exigé lors de mes études au sein d’Axe Sud. Le respect des délais nous projette hors du cadre scolaire. Cette approche est la même pour toutes les sections. En BD/Illustration aussi, il nous arrivait que les enseignants nous donnent 4 heures pour effecteur une “commande“. Un vrai défi alors !

 

En section BD, j’ai développé et approfondi d’autres compétences complémentaires au dessin : storyboard, mise en  scène, mise en page, création d’univers… D’une certaine manière, tout se relie. Dessin, illustration, graphisme, BD, les codes et la réflexion mènent au même objectif : transcrire un message par le visuel qui soit en accord avec le public visé : consommateurs, enfants…

 

Comment se sont passées vos années d’étude en BD/Illustration ?

R.T. : Les premiers temps sont assez plaisants, presque tranquilles… Ensuite, les profs accélèrent le rythme, nous envoient sur des ateliers, des festivals pour développer nos réflexes professionnels, nous faire connaître. C’est à ce moment qu’il faut commencer à s’accrocher, lâcher son propre confort de dessiner seul à la maison. Tous les réflexes sont revus, jetés, ré-appris. Après 3 ans d’étude, on gagne du temps sur tous les plans : réalisation techniques, acquisition d’expériences. Les enseignants eux-mêmes n’hésitent pas à nous raconter leurs débuts, les situations vécues plus ou moins compliquées… C’est juste génial !

 

Qu’est-ce qui est le plus difficile en sortant ?

R.T. : J’avais un super book mais peu de connaissances en matière administrative : quel statut choisir ? Maison des artistes ou autre ? Ma mère m’a aidé à créer ma structure comme micro-entrepreneur. Ce fut un passage délicat, des heures sur le net pour comprendre toutes les formalités à faire, les problèmes à régler, la grille de tarifs à inventer… Même si gérer sa propre boite exige du temps, c’est aussi la liberté !

 

Sur quels projets travailles-tu actuellement ?

R.T. : J’ai travaillé pour une start-up en jeux vidéos qui développe un gros projet, encore confidentiel avec différentes missions : mise en page des documents pour investisseurs, infographie, leader character design...

Par ailleurs, je travaille sur un projet de BD avec Fabrice Tuelo, scénariste, déjà édité. Une coopération fructueuse et très bien cadrée côté professionnel ! Et je réalise de nombreux projets en communication ou graphisme : design de site web, affiches, illustrations pour vidéos. Tout le monde a besoin d’une narration par l’image soit pour se faire connaître, soit pour augmenter sa notoriété ou faire sa pub ! Du travail, oui, il y en a et tout projet m’enrichit en expérience !