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Au coeur de la "City de la Pub'"

Après des débuts au sein de l’agence McCann à Londres, Olivier Lafaysse diplômé d'Axe Sud (promo 2007) vient d’intégrer l’agence de publicité Iris et son équipe de créatifs, un melting-pot de talents venus du monde entier. Arrivé depuis moins d’un an en Angleterre, son parcours reflète le dynamisme du marché de la publicité en Angleterre !

Comment s’est passé ton transfert entre agences ? 

Olivier Lafaysse : Après plusieurs mois passés au sein de l'agence McCann sur un seul et même dossier, plutôt très traditionnel, j’ai eu envie de découvrir autre chose. C'est alors que j'ai décidé d’interrompre mon contrat à durée indéterminé et de faire un saut dans le monde du freelance !

Une décision téméraire ? 

O.L. : Il est vrai qu’au départ j’avais quelques hésitations à choisir le statut de freelance. Sur certains aspects, il a mauvaise presse : appels à minuit pour boucler des dossiers sans intérêt créatif, instabilité de l’emploi, négociation difficile… Hors à Londres, plus de la moitié des créatifs travaillent en freelance dans les grandes agences de communication. Au coeur de la City, le statut présente de véritables avantages en termes de rémunération, de gestion du temps sans compter que vous bénéficiez de la même considération et des mêmes fonctions qu’un salarié classique. Au sein d’IRIS, la moitié des créatifs sont en freelance dont un des directeurs de création, néozélandais.

 

Concrètement, comment obtenir un poste de freelance ?

O.L. : Le plus simple est de passer par une agence de recrutement. Elles sont nombreuses à Londres et très actives pour dénicher les offres d’emploi sur un marché extrêmement fluide. Les créatifs n’hésitent pas à changer de poste. Par ailleurs, l’agence de recrutement prend en charge les négociations salariales. 

 

Est-ce que ce statut est favorable à tous, même aux jeunes créatifs débutants ?

O.L. : Posséder un bon book, quelques années d'expérience et quleque prix représentent des atouts convaincants… Il en va de même pour votre niveau d'anglais ! Reste que selon moi, il est très possible de frapper aux portes des grandes agences de recrutement même en tant que jeune diplômé. Au sein des agences de publicité anglaises, les jobs sont extrêmement segmentés. Chacun possède sa spécialisation : Directeur Artistique, designer, graphiste, réalisateur, photographe… et il n’est pas question d’empiéter sur le travail d’un de ses collègues. En tant que Directeur Artistique pour exemple, je ne touche pas aux logiciels de graphisme… C’est une forme de respect du travail de chacun. Les fonctions sont délimitées pour faciliter le process de travail. Cela simplifie aussi le recrutement. 

 

Comment “parler“ aux agences de recrutement ?

O.L. : Il ne faut pas hésiter à les “harceler“ avec tact et diplomatie ! La culture anglaise est très pragmatique. Les offres affluent et il s’agit d’être présent au bon moment. Le mieux est de les relancer fréquemment et de laisser sa susceptibilité chez soi. Personnellement, il m’est arrivé de passer plusieurs entretiens pour un projet… sans avoir au final de nouvelles.  Quant aux formalités administratives d’emploi, elles sont ultra-simples comme le décrit le Livret « London Survival Guide » dédié aux « international Creatives ». 

London Creative Guide

Est-il possible de travailler en Angleterre sans faire partie d’un réseau ?

O.L. : Connaître des personnes au sein d’une agence facilite toujours le premier contact. Les Brésiliens et Espagnols sont excellents en ce domaine ! Les Français, beaucoup moins organisés. Reste que la taille du marché anglais et la concurrence extrêmement rude force chacun à se remettre sans cesse en question. Le talent et les compétences restent en définitive prioritaires dans les critères de recrutement.

 

Paris et Londres… est-ce si différent au niveau du travail dans une agence ?

O.L. : Totalement. Londres est un melting pot de cultures qui viennent du monde entier : Nouvelle Zélande, Brésil, Espagne, Mexique… Les idées sont sans frontières et simultanément empreintes de la singularité de chaque culture ! Paris n’est pas aussi international dans le domaine de la publicité. 

A Londres, la plupart des budgets concernent des grands groupes internationaux. Il est très fréquent de travailler simultanément avec la Suisse, les Pays Bas au quotidien… Pour Adidas, marque pour laquelle je travaille, le client est basé en allemagne et le dernier pitch sur lequel j’ai travaillé, a été réalisé de concert avec l’agence de Londres et d’Amsterdam…  

Encore une différence entre les deux villes. Dans la cité Londonnienne, les projets sont incessants nous obligeant à produire vite. C'est une façon d'apprendre à viser l'essentiel et préférer des idées simples... et impactantes !

 

Et le pub est-il toujours un lieu de prédilection ?

O.L. C'est encore et toujours une institution. Le jeudi soir, le vendredi midi… tout le monde s’y retrouve. Chacun oublie son statut : plaisir de la fête et liberté des conversations. Un vrai lieu de vie… soit pour échanger, soit pour y passer un bon moment au coin du feu ! A vivre…

 

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